Vendredi 4 septembre 2009
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Si l’on en croit les dernières études menées sur les joueurs de jeux vidéos, il semble que la pratique serait plutôt bonne pour la santé. Dans le même temps, en février dernier, un jeune homme
était interné d’office en psychiatrie pour “addiction aux jeux vidéos”.
Les dangers
Une vaste étude française a démontré, il y a quelques années, que les jeux vidéos étaient un facteur déclenchant pour les épileptiques photosensibles. Cette forme d’épilepsie ne concerne qu’un
épileptique sur 20 (0,5 à 0,8 % des enfants de 4 à 14 ans).
L’autre grand danger des jeux vidéos est ce que les américains appellent la « cyber addiction ». Aux USA et au Canada, les experts estiment que 6% à 20% des jeunes seraient accros aux jeux vidéo.
En France, on admet que 5% à 10% des jeunes sont dépendants. Et ce phénomène se confirme : En février 2006, un jeune homme était pour la première fois interné d’office en psychiatrie pour son
addiction aux jeux vidéos (
lire l’article du Figaro sur le sujet)
Cette addiction peut déboucher sur un dédoublement de personnalité et entraîner une confusion entre la réalité et le virtuel... Les troubles amènent parfois au pire comme l’attestent de temps à
autres de dramatiques faits divers !
Je rajouterai également (Cf article dans Sciences et Vie) qu'il semblerait que les jeux vidéos limitent le phénomène de développement de l'enfant de mimétisme. En passant plus de temps sur une
machine qu'à regarder les autres êtres humains, l'enfant deviendrait moins empathique, plus violent et moins à l'aise dans la relation interpersonnelle.
Les bienfaits
En contrepoint de tous ces aspects négatifs, plusieurs études récentes démontrent au contraire que les jeux vidéos peuvent avoir de bons côtés.
En mai 2003, des chercheurs américains estimaient ainsi dans la revue Nature qu’ils permettaient d’augmenter l’acuité visuelle et amélioraient la gestion de l'espace (reconnaissance et mémoire de
formes).
En juillet 2005, le Dr Mark Griffiths publiait dans le très sérieux British Medical Journal les conclusions de sa dernière étude. Selon lui, les jeux vidéos pourraient atténuer la douleur ressentie
par certains patients, notamment des enfants sous chimiothérapie. Ils font des merveilles pour rééduquer les patients victimes de brûlures de la main, d’atrophie musculaire ou de blessures des
membres supérieurs... Ils ont également été utilisés avec succès dans certains programmes visant à augmenter les capacités spatiales et sociales chez des enfants victimes de retard mental et
d’autisme... (
lire l’article publié dans le British
Medical Journal)
Tout récemment, une étude scientifique de l’Université de New York est venue elle aussi enfoncer le clou : une centaine d’étudiants entrant à l’université ont subit une batterie de tests et
d’analyses. A l’issue de ces expériences, les professeurs sont arrivés à la conclusion que ceux qui jouaient aux jeux vidéos étaient mieux protégés contre le vieillissement du cerveau, mais aussi
meilleurs à la gestion d’opérations multitâches !
Ma conclusion personnelle est que je suis pour les jeux vidéos mais avec des quotas journalier. Ca fait bien râler mon fils de 9 ans mais tant pis !!! Qu'en penses tu Jonathan ?